Ils témoignent...
- Bernard Heitz, ancien directeur de la Bourse de Sous-Traitance de l’Est
- Denis Goy, Directeur Général de Paris-Savoie Industries
- Stéphane Angers, responsable des salons professionnels à la CRCI Franche-Comté
- Jean-Claude Monier, Président de Thermi-Lyon et du MIDEST
- Claude Morisseau, Secrétaire général du S.N.DEC
- Alain Moret, Président des Fonderies Vignon
- Christophe Garnier, responsable de la communication au Cetim
- Pierre-Olivier Rouaud, rédacteur en chef délégué de L’Usine Nouvelle
- Thierry le Bruchec, directeur commercial de Setforge (groupe Farinia)
- Iñigo Usandizaga, Responsable Bourse de Sous-traitance de la Chambre de Commerce de Gipuzkoa
- Thibaut Oser, Président Directeur Général de MCT Groupe
- Marcel Ferreira, Président Directeur Général d’AGS
- Pierre de Loitière, Président des Fonderies Mathieu et Trinquet
- Marius Faure, administrateur de Faure Père & Fils SAS
- André de CROMBRUGGHE, ONUDI
Bernard Heitz, ancien directeur de la Bourse de Sous-Traitance de l’Est
Le MIDEST occupe une place toute particulière dans ma vie : c’est, pour ainsi dire, comme si j’y étais né.
J’ai en effet été embauché en 1970, à l’âge de 25 ans, par Claude Cuny, Jean-Pierre Detourbet et Pierre Deiber, trois « grands bonshommes » avec lesquels j’ai eu beaucoup de chance de travailler, pour vendre les stands de la BSTE lors de la première édition. La tâche était alors loin d’être aisée : le MIDEST était en effet le premier salon au monde consacré à la sous-traitance industrielle dans son ensemble, une véritable innovation, et nombre de professionnels étaient alors saturés de travail. Il a fallu leur faire comprendre l’utilité et l’originalité de cette démarche qui s’est finalement avérée salutaire pour eux : le MIDEST leur a en effet permis de se faire connaître, de s’adapter, de se diversifier, et ainsi de mieux surmonter les différentes crises qu’a traversées le secteur depuis, comme celles de la sidérurgie ou de l’automobile par exemple. J’ai fait toutes ses éditions, sauf une, l’ai vu grossir et j’ai vécu à chaque fois un grand moment !
Denis Goy, Directeur Général de Paris-Savoie Industries
Paris-Savoie est présent sur le MIDEST depuis ses débuts en 1971 et, à l’exception de quelques rares éditions dans les années 70, y a toujours participé. C’est d’ailleurs le seul salon auquel nous prenons part. Personnellement, je suis arrivé il y a une vingtaine d’années dans l’entreprise que dirigeait alors mon père : j’ai donc toujours connu le salon et ai beaucoup de mal à imaginer que nous puissions en manquer un ! Chaque année, nous nous efforçons de nous démarquer par un stand particulièrement visuel qui nous permet avant tout d’aller à Paris à la rencontre de nos clients et de les accueillir dans un espace convivial autour de savoureux produits régionaux. Et si, au passage, nous nouons quelques nouveaux contacts, notre bonheur est complet !
Parmi mes nombreux souvenirs des bons moments vécus sur le MIDEST, je retiendrais deux rencontres : la première, marquante bien que rapide, avec Monsieur Estrosi, le ministre chargé de l’Industrie en 2009 et, moins sérieusement, celle de l’humoriste Jean-Yves Lafesse, venu réaliser l’un de ses célèbres canulars sur notre stand il y a une dizaine d’années. Pour conclure en le paraphrasant, Paris-Savoie au MIDEST : « pourvu que ça dure » !
Stéphane Angers, responsable des salons professionnels à la CRCI Franche-Comté
Le nom même de MIDEST à son origine, « Marché International pour la Diffusion Européenne de la Sous-Traitance », explique l’intérêt majeur de la CRCI de Franche-Comté pour ce rendez-vous international. Avec un collectif d’entreprises régionales, elle y a été présente dès sa première édition à Nancy en 1971 et depuis, elle a renouvelé chaque année sa participation. La Franche-Comté est en effet, avec plus de 100 000 salariés dans le secteur, la première région industrielle de France. Toujours n°1 de l’horlogerie française et de la lunetterie, elle se positionne aussi en leader pour les micro-techniques et à la troisième place des régions automobiles. De la micro-mécanique aux micro-techniques, les applications du petit et du précis n’ont cessé de se développer ces 40 dernières années et le secteur emploie aujourd’hui 12 500 personnes dans plus de 400 entreprises. L’automobile, quant à elle, représente près de 44 000 salariés, 243 entreprises et 64 établissements constructeurs ou équipementiers. La région connaît également une activité importante dans le découpage-emboutissage, le plastique, les traitements de surfaces… Si la Franche-Comté produit peu de produits finis, ses entreprises sous-traitantes ont su s’adapter pour concevoir et réaliser des fonctions complexes ou des ensembles plus complets, rejoignant en ce sens l’attente des visiteurs de MIDEST qui sélectionnent avant tout des « fournisseurs-partenaires ».
Notre collectif a donc toujours connu un grand succès sur le salon, avec un pic de participation dans les années 1990 où le collectif a atteint les 1 000 m² ! Si nous occupons un peu moins de surface depuis quelques années, crise oblige, le nombre des exposants se maintient à un bon niveau avec une part importante d’entreprises nouvelles, démontrant ainsi que l’intérêt de MIDEST ne se dément pas.
Jean-Claude Monier, Président de Thermi-Lyon et du MIDEST
La première participation de Thermi-Lyon au MIDEST remonte à 1973, année où le salon a quitté pour la première fois Nancy pour Lyon. Je secondais à l’époque mon beau-père, qui avait créé une entreprise de traitement thermique à façon en 1960, devenue depuis un véritable groupe présent dans plusieurs pays à force de rachats et créations d’entreprises et que j’ai le plaisir de diriger depuis 25 ans. Pour moi, le MIDEST est particulièrement important car il constitue l’université du savoir-faire. Si notre pays jouit en effet d’un savoir industriel certain, il lui manque trop souvent ce volet pourtant indispensable aux grandes performances, que possède l’Allemagne notamment et que le salon permet d’acquérir au gré des rencontres avec les professionnels.
Je me souviens également de moments particulièrement conviviaux, de relations privilégiées et de réseaux quasi-indéfectibles noués dans ses allées. De nombreux projets ont vu le jour sur les stands, comme ce budget important décroché avec une entreprise de décolletage grâce au climat très particulier du salon. Habituellement, en tant que sous-traitants, nous sommes en contact avec les bureaux d’études et les acheteurs, mais pas avec l’équipe commerciale. Dans ce cas précis, le MIDEST nous a permis de court-circuiter les échelons : un membre de notre équipe technico-commerciale s’est en effet retrouvé à discuter autour d’un verre avec un commercial de la société d’une pièce que ce dernier pensait impossible à concevoir en un bloc. Or, notre homme a su apporter une solution qui n’aurait peut-être sinon jamais vu le jour.
Enfin, le visitorat très diversifié du MIDEST nous a également permis d’élargir nos secteurs clients.
Claude Morisseau, Secrétaire général du S.N.DEC
Afin d’évoquer les souvenirs marquants du MIDEST, je me suis tourné vers deux de nos « gardiens du temple », Claude Jolivet, ancien président du S.N.DEC, et Georges Richardt, co-fondateur de Paris-Savoie.
L’un des meilleurs souvenirs de Claude Jolivet s’est déroulé lors de l’édition de 1977 à Strasbourg. Claude et son équipe avaient en effet eu la surprise, lors de leur installation, de constater que, du fait du manque de place, leur stand avait été placé à l’extérieur du hall, sous une tente, avec tous les aléas que cela supposait... En dehors du fait que le vent soufflait et que la pluie tombait sur leur emplacement, le plancher n’était pas stabilisé : dès que l’on marchait dans les allées, les lattes de bois vibraient… et les pièces soigneusement disposées dans les vitrines tombaient ! Ils ont donc été contraints de demander aux visiteurs de ne pas trop s’approcher des vitrines ! Loin de s’agacer, Claude se souvient au contraire d’une édition intéressante avec de bons contacts noués et déclare le plus sérieusement du monde : « Quelle belle partie de plaisir nous avons partagé entre la récupération de l’eau qui fuyait des toiles de tente et la gestion du flux des visiteurs pour pouvoir conserver un stand digne de ce nom ! Notre seul regret est de n’avoir pas pu avoir de barbecue pour compléter le côté camping de la scène ! ».
Cet aspect convivial revient également dans l’anecdote de Georges Richardt, qui se situe lors du tout premier MIDEST, en 1971 à Nancy. Suite à une publicité entendue à la radio, Georges décide d’inscrire Paris-Savoie. Il commande un stand « clés en main » et, chargé d’une seule cantine de pièces, part s’installer pour affronter les 5 jours que dure alors la manifestation. A ses côtés, exposent des spécialistes en meubles, en coupes et médailles, en tricyles et motos à « pneus basse pression », et même un charcutier ! Le premier jour arrive et se solde sans qu’un seul visiteur n’ait visité son stand… Pour s’occuper, il met alors en commun ses moyens avec ses voisins… et organise un concours de slalom en moto chronométré sur le parking avec remise de coupe au vainqueur ! Heureusement, les jours suivants, plus de visiteurs se déplacent. Il se souvient que l’un d’eux paraissait particulièrement intéressé par son stand et lui a posé de nombreuses questions. « Du pain bénit ! » a-t-il pensé… Dans un sens seulement, malheureusement : il comprend bien vite que ce visiteur est curé ! La deuxième année, les organisateurs lui ont offert l’inscription et le stand.
Le succès est au rendez-vous : 40 ans après, la société est toujours fidèle au MIDEST !
L’un des meilleurs souvenirs de Claude Jolivet s’est déroulé lors de l’édition de 1977 à Strasbourg. Claude et son équipe avaient en effet eu la surprise, lors de leur installation, de constater que, du fait du manque de place, leur stand avait été placé à l’extérieur du hall, sous une tente, avec tous les aléas que cela supposait... En dehors du fait que le vent soufflait et que la pluie tombait sur leur emplacement, le plancher n’était pas stabilisé : dès que l’on marchait dans les allées, les lattes de bois vibraient… et les pièces soigneusement disposées dans les vitrines tombaient ! Ils ont donc été contraints de demander aux visiteurs de ne pas trop s’approcher des vitrines ! Loin de s’agacer, Claude se souvient au contraire d’une édition intéressante avec de bons contacts noués et déclare le plus sérieusement du monde : « Quelle belle partie de plaisir nous avons partagé entre la récupération de l’eau qui fuyait des toiles de tente et la gestion du flux des visiteurs pour pouvoir conserver un stand digne de ce nom ! Notre seul regret est de n’avoir pas pu avoir de barbecue pour compléter le côté camping de la scène ! ».
Cet aspect convivial revient également dans l’anecdote de Georges Richardt, qui se situe lors du tout premier MIDEST, en 1971 à Nancy. Suite à une publicité entendue à la radio, Georges décide d’inscrire Paris-Savoie. Il commande un stand « clés en main » et, chargé d’une seule cantine de pièces, part s’installer pour affronter les 5 jours que dure alors la manifestation. A ses côtés, exposent des spécialistes en meubles, en coupes et médailles, en tricyles et motos à « pneus basse pression », et même un charcutier ! Le premier jour arrive et se solde sans qu’un seul visiteur n’ait visité son stand… Pour s’occuper, il met alors en commun ses moyens avec ses voisins… et organise un concours de slalom en moto chronométré sur le parking avec remise de coupe au vainqueur ! Heureusement, les jours suivants, plus de visiteurs se déplacent. Il se souvient que l’un d’eux paraissait particulièrement intéressé par son stand et lui a posé de nombreuses questions. « Du pain bénit ! » a-t-il pensé… Dans un sens seulement, malheureusement : il comprend bien vite que ce visiteur est curé ! La deuxième année, les organisateurs lui ont offert l’inscription et le stand.
Le succès est au rendez-vous : 40 ans après, la société est toujours fidèle au MIDEST !
Alain Moret, Président des Fonderies Vignon
Les Fonderies Vignon ont participé en 1971 à Nancy au premier MIDEST, à la fois pour exposer leur savoir-faire, connaître ce que faisaient leurs confrères et mieux appréhender les besoins des donneurs d’ordres. Le salon s’est révélé très familial et convivial dès les premières années et son succès a rapidement dépassé les frontières de l’Hexagone. Vitrine annuelle pour bon nombre d’entreprises, le MIDEST est ainsi vite devenu, au fil des éditions, le baromètre de l’économie, si bien que nombre de sous-traitants et de donneurs d’ordres attendaient sa tenue pour négocier les hausses de prix en fonction de l’évolution du coût des matières premières !
Pour les Fonderies Vignon, être présent au MIDEST signifie que nous occupons plus que jamais le terrain : comme chacun le sait, être le premier sous-entend beaucoup d’efforts pour le demeurer.
Nous souhaitons que le futur nous réserve à tous les deux encore de belles années !
Pour les Fonderies Vignon, être présent au MIDEST signifie que nous occupons plus que jamais le terrain : comme chacun le sait, être le premier sous-entend beaucoup d’efforts pour le demeurer.
Nous souhaitons que le futur nous réserve à tous les deux encore de belles années !
Christophe Garnier, responsable de la communication au Cetim
Il existe trois grandes familles de professionnels dans le secteur de la mécanique, raison d’être du Cetim : les fabricants de composants, les fabricants d’équipements et les sous-traitants, pour la plupart des petites et moyennes entreprises. Or le soutien aux PME, particulièrement important en période de crise, constitue, avec la R&D et les prestations commerciales, l’un des trois axes de notre action. C’est pourquoi le MIDEST fait partie des événements incontournables pour nous depuis sa création. La nature de notre présence a évolué dans le temps. Le Cetim a tout d’abord co-exposé avec la FIMTM, devenue FIM. Ces dernières années, nous avons davantage mis en avant notre expertise en étant présents en support des syndicats au titre des pôles technologiques et en animant les conférences flash qui rencontrent chaque année un franc succès.
Pierre-Olivier Rouaud, rédacteur en chef délégué de L’Usine Nouvelle
Si L’Usine Nouvelle est partenaire du MIDEST depuis ses débuts, cela fait une quinzaine d’années que je le suis à titre personnel, et sept ou huit ans que j’encadre les journalistes de la rédaction spécialisés dans la sous-traitance. Le salon est particulièrement important pour nous. Nous lui dédions un dossier spécial chaque année qui comprend notamment le seul classement existant des 250 premières entreprises de sous-traitance, ce qui nous demande un très gros travail. Notre rôle de vecteur d’information complète ainsi parfaitement l’événement.
J’ai toujours beaucoup de plaisir à me rendre dans ses allées et à y constater en particulier la vitalité du tissu industriel français. Je me souviens avoir été marqué par l’apparition, il y a cinq ou six ans, des premiers stands de taille importante des pays émergents, jusqu’ici plus discrets, créant au passage un défi à relever pour les professionnels français, même si cela fut dur à accepter. Mais ceci s’inscrit bien dans l’histoire d’un salon qui, de portée plus régionale à sa création, a pris une vraie dimension nationale puis internationale au fil des ans.
Décidément, le MIDEST constitue bien un excellent reflet de l’évolution de la sous-traitance !
Thierry le Bruchec, directeur commercial de Setforge (groupe Farinia)
A l’occasion des 40 ans du MIDEST, j’ai une pensée toute particulière pour monsieur Henri Latrasse, qui a été mon patron et le président du salon en 2002 et 2003 au titre des syndicats. Il était en effet alors à la tête de l’Association Française de Forge où il a notamment lancé la revue La Forge.
Comme le montrent ces différentes fonctions, c’était un homme passionné par la sous-traitance et engagé. Personnalité très entière, voire un peu bourrue, monsieur Latrasse était avant tout quelqu’un de très dévoué et de profondément humain qui, par son éthique et son grand professionnalisme, a laissé une très bonne impression à celles et ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui.
Il mettait un point d’honneur à confectionner pour Setforge un stand très spécial sur le MIDEST. Ainsi, lors de la coupe du monde de 1982 en Espagne où s’est illustrée la sélection française emmenée par un certain Michel Platini, notre stand avait pris la forme d’un stade de football ! Ce salon a en effet toujours été important pour nous car notre groupe est très diversifié et il nous offre ainsi l’occasion de rencontrer un très grand nombre de nos clients.
Comme le montrent ces différentes fonctions, c’était un homme passionné par la sous-traitance et engagé. Personnalité très entière, voire un peu bourrue, monsieur Latrasse était avant tout quelqu’un de très dévoué et de profondément humain qui, par son éthique et son grand professionnalisme, a laissé une très bonne impression à celles et ceux qui ont eu la chance de travailler avec lui.
Il mettait un point d’honneur à confectionner pour Setforge un stand très spécial sur le MIDEST. Ainsi, lors de la coupe du monde de 1982 en Espagne où s’est illustrée la sélection française emmenée par un certain Michel Platini, notre stand avait pris la forme d’un stade de football ! Ce salon a en effet toujours été important pour nous car notre groupe est très diversifié et il nous offre ainsi l’occasion de rencontrer un très grand nombre de nos clients.
Iñigo Usandizaga, Responsable Bourse de Sous-traitance de la Chambre de Commerce de Gipuzkoa
Si Midest n’existait pas, il faudrait l’inventer ! La Chambre de Commerce de Gipuzkoa, organisateur de la participation espagnole au MIDEST depuis 1976, souhaite adresser ses plus sincères félicitations au MIDEST pour sa 40ème édition. Pour les entreprises espagnoles présentes sur le salon depuis sa création jusqu’à celles qui s’y retrouvent aujourd’hui, MIDEST est un rendez-vous incontournable qui a su s´adapter à chaque moment aux besoins du secteur et mettre en valeur une industrie indispensable pour tout pays. MIDEST est devenu le meilleur salon mondial du XXIème siècle et une véritable vitrine technologique et d’opportunités d’affaires. La preuve du succès de MIDEST en Espagne est que chaque année, la participation espagnole est plus nombreuse (plus de 100 entreprises participent). Le salon constitue la voie principale pour accéder non seulement au marché français mais aussi européen. Son dynamisme garantit à l´exposant un visitorat professionnel et nombreux, et au visiteur une offre de sous-traitance unique au monde.
Thibaut Oser, Président Directeur Général de MCT Groupe
En 1971, j’avais 8 ans ! C’est dire si j’ai grandi avec le MIDEST. La société était alors dirigée par mes parents. Ma mère, qui est à mes côtés, se souvient de la première édition en 1971 à Nancy qui, comme c’est malheureusement souvent le cas pour des débuts, avait attiré peu de monde. Mon père et elle avaient confectionné des cubes en bois de différentes hauteurs que nous avions peints en plusieurs couleurs et sur lesquels nous avions placé des pièces de fonderie coulées au sable principalement, destinées à la SACM de Mulhouse. Il y avait des pièces de 80 cm de diamètre et d'autres de plus d'un mètre de long.
En mars 1978, nous avons arrêté cette fonderie pour développer à Delle le matriçage à chaud et la fonderie sous pression des métaux non ferreux, fabrication que nous continuons toujours aujourd'hui. Notre société a débuté dans cette petite ville du Territoire de Belfort en 1935 sous l’impulsion de son fondateur Monsieur Sirringhaus, d'origine allemande. La fabrication a été poursuivie par Henri Oser, son neveu et mon père, qui a dirigé la société jusqu'en 1990 environ. J’ai pris sa suite à partir de 1985 après des études d’ingénieur et transplanté l'usine à l'extérieur de Delle, sur le site où nous nous trouvons toujours actuellement.
Ce MIDEST à Nancy était le premier auquel nous avons participé et nous n’avons, depuis, manqué aucune édition !
En mars 1978, nous avons arrêté cette fonderie pour développer à Delle le matriçage à chaud et la fonderie sous pression des métaux non ferreux, fabrication que nous continuons toujours aujourd'hui. Notre société a débuté dans cette petite ville du Territoire de Belfort en 1935 sous l’impulsion de son fondateur Monsieur Sirringhaus, d'origine allemande. La fabrication a été poursuivie par Henri Oser, son neveu et mon père, qui a dirigé la société jusqu'en 1990 environ. J’ai pris sa suite à partir de 1985 après des études d’ingénieur et transplanté l'usine à l'extérieur de Delle, sur le site où nous nous trouvons toujours actuellement.
Ce MIDEST à Nancy était le premier auquel nous avons participé et nous n’avons, depuis, manqué aucune édition !
Marcel Ferreira, Président Directeur Général d’AGS
Nous sommes présents sur le MIDEST sans discontinuité depuis 1972, année de la seconde édition à Nancy. J’exposais alors sous le nom de CFP, une entreprise de mécanique créée l’année précédente. Notre participation se résumait alors à une simple vitrine sur le stand de la Chambre des Métiers de Versailles. Lors des éditions qui ont suivi, nous nous sommes associés à des collègues spécialisés dans des activités complémentaires comme la tôlerie ou le plastique. Chacun a ensuite repris son indépendance et nous avons lancé une tôlerie regroupant différents métiers qui a connu un grand succès puisque nous sommes passés, en quelques années, de 3 à 150 personnes. En 1989, CFP a intégré la holding AGS, nom sous lequel nous exposons désormais sur près de 70 m².
Pour nous, participer au MIDEST est une évidence. Nous avons en effet toujours eu nos spécialités que nous exerçons dans le haut de gamme, comme le soulignent nos nominations aux Trophées. Mais le salon nous permet aussi de trouver, grâce à notre équipe commerciale dynamique, de nouveaux clients qui recherchent des prestations de mécanique ou de tôlerie plus classiques.
Pierre de Loitière, Président des Fonderies Mathieu et Trinquet
A l’occasion des 40 ans du MIDEST, j’aimerais insister sur l'excellente opportunité de regroupement de professionnels que le salon procure. La Fonderie Mathieu expose en effet depuis l’édition de 1973 à Lyon. Cette année-là a germé dans l'esprit de mon prédécesseur et celui d’autres fondeurs de la région l’idée d’un groupement qui permettrait des synergies entre confrères aux technologies très diverses, y compris la participation au MIDEST sur un stand commun. Elle a pris forme en 1977 sous l’égide du GEF, regroupant pendant près de 30 ans les fonderies Mathieu, Trinquet, Moulaire, Sodafom, Boisson et Tecfaz. Lorsque cette alliance s’est dissoute, je me suis rapproché des Fondeurs de France pour leur proposer, dans l’optique qui est la leur de préserver et de défendre l’unité et les performances de la fonderie hexagonale, de poursuivre cette idée de rapprochement de professionnels : en 2004, le Village Fonderie voyait le jour !
Je voudrais aussi souligner que nous ne devons pas hésiter à sortir des sentiers battus. Nous avons en effet décidé d’exposer en 2009 un bloc moteur de bateau pour démontrer la capacité de la Fonderie Mathieu dans ce domaine. Mon directeur commercial a alors suggéré de pousser plus loin la carte de l'audace en le recouvrant d’une peinture verte particulièrement flashante. Résultat : notre stand a été très remarqué, a attiré beaucoup de curieux et nous a valu de figurer notamment dans Fonderie Magazine!
Marius Faure, administrateur de Faure Père & Fils SAS
Nous participons au MIDEST depuis 15 ans et pour nous, ce rendez-vous annuel reste plus que jamais incontournable pour plusieurs raisons !En effet, toutes les entreprises qui comptent dans le secteur de la mécanique générale y sont présentes et il est hors de question de ne pas y figurer. Nous avons également noué au fil des ans, que ce soit dans les allées du salon ou au sein du Club Gier avec lequel nous exposons, des relations privilégiées avec les différents acteurs de la sous-traitance. Le MIDEST nous permet aussi de recevoir nos clients et prospects dans des conditions beaucoup plus conviviales que dans nos locaux, et d’évoquer ainsi beaucoup plus facilement des sujets délicats comme les prix ou les délais de livraison. Autre avantage, nous apprécions beaucoup de pouvoir rencontrer, même brièvement, des personnalités du monde industriel ou politique, comme le ministre de l’Industrie ou nos élus locaux, et ainsi d’avoir l’occasion de leur faire passer des messages primordiaux lorsque les temps sont plus durs.
Enfin, nous avons trouvé une vraie écoute de la part de l’équipe d’organisation.
Autant de raisons qui font que nous espérons bien participer encore de nombreuses années !
André de CROMBRUGGHE, ONUDI
Le MIDEST évoque bien des souvenirs pour moi. En effet, en 1983, j'avais conduit un projet pilote en organisant la participation d'associations industrielles de 5 pays (Mexique, Colombie, Turquie, Egypte et Inde). Ce fut un franc succès, et j'avais ensuite mené une enquête de satisfaction auprès des 5 participants. Sur la base des réponses enthousiastes, j'avais soumis à la direction de l'ONUDI la proposition de lancer un nouveau programme sur la promotion de la sous-traitance industrielle, ce qui fut accepté.Par la suite, l'ONUDI a toujours conservé des relations privilégiées avec le MIDEST et ses dirigeants. C'était le premier salon avec lequel nous avions conclu un accord de coopération, concédant une série d'avantages aux Bourses de Sous-traitance et de Partenariats (BSTP), mises en place par l'ONUDI, qui y participaient. Nous avons ensuite utilisé ce modèle pour conclure des accords similaires avec d'autres salons européens.
Par ailleurs, avec l'aide de Claude CUNY, ainsi que celles de Jean-Pierre DETOURBET et Frédéric THEUX, nous avions aussi disséminé le modèle autour de la Méditerranée et bien au-delà (en Afrique, dans l'Océan Indien et dans une quinzaine de pays d’Amérique latine), contribuant ainsi à l'internationalisation du MIDEST et à celle de la sous-traitance tout simplement.



